Des réformes du scrutin au Québec et au Canada sont-elles possibles?

Des réformes du scrutin au Québec et au Canada sont-elles possibles?

COMMUNIQUÉ – 14 septembre 2016 – Symposium Pierre-Patenaude 

– Afin de souligner la Journée internationale de la démocratie, la Société nationale de l’Estrie (SNE), le Mouvement Démocratie nouvelle, l’École de politique appliqué (ÉPA) et la Faculté de Droit de l’Université de Sherbrooke collaborèrent pour organiser la première édition du Symposium Pierre-Patenaude, au cours duquel furent entendus trois conférenciers sur le thème de la réforme du scrutin au Québec et au Canada.

Ainsi, sous la présidence d’honneur du professeur émérite à la retraite, M. Pierre Patenaude, les nombreux participant(e)s ont entendu, puis échangé avec les conférenciers Maxime Saint-Hilaire et Guillaume Rousseau, professeurs de Droit à l’Université de Sherbrooke, de même que M. Jean-Sébastien Dufresne, président du Mouvement Démocratie nouvelle. Ces experts ont notamment dressé un portrait historique des nombreuses tentatives de réformes du scrutin au Québec et au Canada, abordé la question des impacts directs et indirectes de la Constitution canadienne dans ce débat, de même que sur l’espace que doit y occuper la société civile dans la concrétisation d’une éventuelle réforme du scrutin.

« Pour ma part, ma conférence portait sur les liens entre l’idée d’une constitution québécoise et l’idée d’une réforme du mode de scrutin au Québec. Par ma réflexion, je souhaite contribuer à la collaboration entre deux mouvements citoyens qui oeuvrent à l’amélioration de la démocratie : celui favorable à l’adoption d’une constitution québécoise et celui qui prône une réforme du mode de scrutin québécois. », affirme Me Guillaume Rousseau.

Le président du Mouvement Démocratie nouvelle, M. Jean-Sébastien Dufresne, a quant à lui insisté sur l’importance d’une réforme du scrutin afin de soutenir la vitalité de notre démocratie, en plus de la nécessité d’impliquer la société civile tout au long du processus qui pourrait mener à la fin de l’ère du scrutin uninominal à un tour : « Il existe un consensus clair dans la population et la société civile à l’effet que nous devons réformer le mode de scrutin afin que ce dernier permette de véritablement refléter l’appui que chacun des partis politiques recueille auprès de la population, cela tant au niveau fédéral que québécois ».

Pour le président de la SNE, M. Etienne-Alexis Boucher, le vif succès remporté par cet événement est une preuve supplémentaire de l’appétit ressentie par la société civile quant aux enjeux auxquels elle fait face : « La SNE est convaincue que plus que jamais, la société civile doit s’impliquer davantage dans le débat sociopolitique et démocratique actuel en cours au Québec et au Canada. Il nous apparaît évident que les partis politiques ne peuvent plus, à eux seuls, être garants d’une démocratie forte et vigoureuse. C’est pourquoi nous nous sommes données notamment pour mission de créer des espaces de débats où la voix des citoyens puisse à nouveau être entendue ».

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