Estrie ou Cantons-de-l’Est : plus de 300 citoyens s’expriment

Estrie ou Cantons-de-l’Est : plus de 300 citoyens s’expriment

ARTICLE (JDM)

Sherbrooke, le jeudi 04 février 2022 – Estrie ou Cantons-de-l’Est? C’est une question qui divise et qui déchaine les passions alors que vendredi était la dernière journée où les citoyens pouvaient écrire leur opinion sur le changement de nom à la Commission municipale du Québec.

La région administrative, nommée Estrie en 1981, pourrait reprendre son nom de Cantons-de-l’Est. C’est ce qu’a demandé la Table des préfets de l’Estrie, suite à quoi la Commission municipale du Québec a amorcé des audiences publiques.

En début de journée vendredi, la commission avait reçu environ 300 opinions écrites de citoyens comme Lucie Swennen: «Pour moi l’appellation Cantons-de-l’Est est définitivement plus significative. Tout l’héritage de la région est représenté.»

Jean Brouillette a pour sa part écrit : «Dans une région majoritairement francophone depuis 1881, pourquoi retourner à la colonisation de la région? D’ailleurs, sans aucun doute : Estrien, Estrienne, c’est beaucoup plus agréable comme désignation.»

Plusieurs organismes se sont aussi prononcés, comme Vision attractivité Cantons-de-l’Est. Sa directrice générale, Vanessa Cournoyer-Cyr, explique pourquoi un changement de nom serait nécessaire: «Il y a la région touristique des Cantons-de-l’Est et la région administrative de l’Estrie, il y a une dichotomie. C’est une occasion historique de faire ce choix.»

Le président de la Société nationale de l’Estrie, Étienne-Alexis Boucher, n’est pas d’accord. «Les citoyens s’identifient comme des Estriennes et des Estriens, c’est un mot clair. Selon nous il faut conserver le nom Estrie.»

Une question qui divise aussi les élus municipaux.

«Nous sommes la porte des Cantons-de-l’Est, les gens s’identifient à cette appellation et c’est pour ces raisons qu’on se positionne pour un changement», a indiqué le préfet de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin.

Le Val-Saint-François préfère le statuquo, a dit le préfet Luc Cayer : «Je ne vois pas la nécessité de changer de nom. Quand les gens vont visiter ou s’établir dans une région, ils y vont pour le panorama, les attraits, les services, pas pour le nom».

Plusieurs attendent avec impatience la position de la Ville de Sherbrooke. La mairesse Évelyne Beaudin a précisé que ce sera au conseil municipal de se prononcer, mais, elle considère personnellement «que ce n’est pas une priorité d’investir de l’énergie dans un processus de changement de nom de région administrative» et qu’elle serait «triste de voir le mot Estrie disparaitre.»

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