Estrie versus Cantons-de-l’Est : Le Val Saint-François et le Granit appuient l’Estrie !

Estrie versus Cantons-de-l’Est : Le Val Saint-François et le Granit appuient l’Estrie !

COMMUNIQUÉ

Sherbrooke, le jeudi 17 février 2022 – Hier soir, au cours de leur rencontre mensuelle réunissant l’ensemble des maires et mairesses de leur territoire, les élu(e)s des MRC du Val Saint-François et du Granit ont adopté des résolutions demandant le maintien de l’appellation “Estrie” pour la région administrative 05. Ce positionnement réjouit les responsables de la Société nationale de l’Estrie (SNE), qui y voient là une démonstration concrète que lorsque les élu(e)s accordent à cet enjeu l’importance qu’il mérite, notamment en analysant tant les arguments des promoteurs du changement de nom que ceux des citoyen(ne)s et organismes favorables au vocable “Estrie”, ces derniers finissent souvent par s’imposer.

De l’absence de débat vers une incontournable réflexion

Lorsque l’on désigne un lieu, que ce soit une rue, un parc, une municipalité ou encore une région, la décision rendue se doit d’être basée sur une saine réflexion, elle-même reposant sur les principes guidant la désignation d’un lieu, soit les principes toponymiques. Une telle exigence s’explique aisément, alors que la décision rendue le sera pour des décennies à venir, voire pour “toujours”, exception faite d’aléas tels que des fusions municipales. Or, rien de tout cela dans le débat qui nous préoccupe. Bénéficiant d’appuis politiques occupant des fonctions d’importance dans la région, les promoteurs du changement de nom ont court-circuité le débat, cela sans solliciter les instances détenant une expertise en matière de toponymie afin de garantir la pertinence de leur proposition. 

De même, à chaque fois que les élu(e)s s’étaient prononcés jusqu’ici, ce fut sur la seule base des arguments des promoteurs du changement de nom, sans permettre la présentation des arguments favorables au maintien du vocable “Estrie”. Les décisions prises hier soir par les élu(e)s du Val Saint-François et du Granit apparaissent donc, aux yeux des responsables de la SNE, comme un signal fort à l’effet que lorsqu’une véritable réflexion est menée sur cet enjeu, rapidement, l’on s’aperçoit que le rapport coûts/bénéfices ne justifie pas un changement d’appellation régionale.

De la distraction à une véritable argumentation

De même, les promoteurs du changement de nom tentent de faire passer ce débat pour autre chose que ce qu’il est. En effet, sont systématiquement balayées du revers de la main les questions liées à la toponymie, pour plutôt soulever des enjeux tels que l’importance de se montrer inclusif et accueillant, de contribuer à rendre la région plus attrayante, voire exotique, ou encore de favoriser la rétention de la main-d’œuvre sur le territoire. Certes, ces enjeux  revêtent une grande importance. Le problème est qu’ils n’ont strictement rien à voir avec le débat en question, qui porte sur la désignation d’un lieu. Pour les responsables de la SNE, ce sont des lapalissades que de devoir rappeler qu’il n’y a nul besoin d’effacer son identité jusqu’à son nom pour se montrer inclusif et accueillant; que l’on contribue à rendre une région plus attrayante non pas en consacrant temps, argent et énergies à un toponyme, mais bien en s’assurant d’améliorer la qualité et l’accessibilité des services présents sur le territoire, tout comme la qualité de vie offerte à ses citoyennes et citoyens; qu’il faut travailler à renforcer et à diversifier l’économie régionale afin de pouvoir offrir à sa population des emplois de qualité, pour tous les niveaux d’éducation et les divers talents.

“ Les élu(e)s des MRC du Val Saint-François et du Granit ont démontré beaucoup de courage en refusant de précipiter un débat pour se fondre dans la vague politique qui eut cours à l’été 2021 et qui incitait les instances municipales de l’Estrie à rapidement prendre position en faveur de l’appellation “Cantons-de-l’Est”, sans se donner le temps d’analyser l’ensemble des données liées à cet enjeu. En adoptant des résolutions favorables au statu quo, le message est clair: alors que le développement de la région de l’Estrie fait l’envie de nombreuses régions québécoises, concentrons-nous sur les véritables enjeux liés à l’attrait présenté par notre région ” de conclure le président de l’organisme, Etienne-Alexis Boucher.

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