Fête nationale

Événement régional à Coaticook

La Société nationale de l’Estrie convie les gens de l’Estrie à célébrer cette 185e édition de la Fête nationale, qui met sous les projecteurs les traditions qui nous sont propres au Québec. Avec comme slogan «Un monde de traditions», une multitude d’artistes seront présents dans la région, dont Kaïn et Les Fous de la Vallée. Cette année, 24 fêtes officielles sont organisées dans la région. À ce nombre, il faut ajouter la fête d’envergure régionale, au parc de la Gorge à Coaticook.

 
 

Programmation


 

Les Fous de la Vallée

Au Village de la Famille
À partir de 15h

  • Jeux gonflables
  • Jeux géants de babyfoot et de hockey bottine
  • Maquillage
  • Tours en poney et en calèche
  • Le duo Cirkolley

 

Au Village Gourmand
À partir de 15h

  • BBQ à saveur locale
  • Kiosques de friandises
  • Camions de rue
  • Kaïn

 

Sur la grande scène
À partir de 19h30

  • Les Fous de la Vallée, 19h30
  • Hommage au drapeau et discours patriotique, 21h30
  • Feu de joie et feux d’artifices, 21h45
  • Kaïn, 22h

 
 

Thématique

Un monde de tradition

 
Comme le disait Felix : « Le Québec est un pays divisé, sauf quand il chante! » Pour la 185e édition de la Fête nationale, enfilez vos plus beaux atours et venez « swingner » notre compagnie aux rythmes de nos traditions. Ces traditions, dont fait partie la musique TRAD, rappellent les grandes réunions joyeuses, les retrouvailles familiales et les gros « partys » de Saint-Jean. Mais avant tout, elles font partie du patrimoine culturel québécois. Elles témoignent de notre passé, mais s’inscrivent également dans l’ère contemporaine, puisqu’elles se transforment au rythme de nos coutumes modernes. De la musique TRAD des familles Desmarteaux et Soucy ou le Néotrad des Cowboys Fringants, en passant par les grands rassemblements de fierté, nos traditions occupent une grande place dans l’imaginaire québécois et elles se façonnent avec l’air du temps.

 

Des Premières nations qui nous ont permis de voguer sur notre majestueux fleuve et dans le ciel de la chasse-galerie, ou encore le legs du sirop d’érable qui ravie jeunes et moins jeunes, en passant par la traditionnelle tourtière du Lac et sans oublier le mythique feu de joie de la St-Jean, ces traditions font de nous un peuple unique, différent et fier! En mettant l’accent sur nos traditions, qu’elles soient culturelles comme nos accents régionaux ou nos légendes, culinaires, ou encore artisanales, c’est tout un pan de notre culture unique qui est mis de l’avant. Si la Fête nationale fait partie intégrante des traditions estivales des Québécoises et Québécois, le Québec demeure à lui seul « Un monde de traditions » qu’il est essentiel de faire connaître à l’ensemble des Québécoises et Québécois. Les 23 et 24 juin prochains, plongez avec nous dans ce monde de traditions qui nous aiguise la fierté d’être des Québécoises et Québécois!

 
 
 

La porte-parole de la 185e édition

Debbie Lynch-White

Diplômée de l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe en 2010, Debbie Lynch-White connaît depuis quelques années, une carrière aux projets prolifiques. Elle touche à toutes les formes d’art, en commençant par la danse, où elle participera au spectacle Le Cycle de la boucherie du réputé chorégraphe Dave St-Pierre.

 

C’est en 2012 que Debbie Lynch-White décroche le rôle de Nancy Prévost dans le très populaire téléroman Unité 9 à Radio-Canada. Ce rôle particulier où elle incarne une IPL peu sympathique qu’on apprend à découvrir petit à petit et qu’on trouvera même attachante, la propulsera par la suite dans plusieurs rôles au petit écran, notamment dans Le Jeu et Une autre histoire.

 

Passionnée de théâtre, elle s’est illustrée dans plusieurs pièces dont Le vertige, Sunderland, J’accuse ou Roméo et Juliette et a joué sur les planches de nombreux théâtres, partout au Québec. Son amour des arts de la scène la conduira même à cofonder le Théâtre du Grand Cheval en 2011, un théâtre qui a présenté des créations originales dont la jeune compagnie peut être fière.

 

En 2018, à un point tournant de sa carrière, Debbie est choisie pour incarner Mary Travers, mieux connue sous le nom de La Bolduc dans le film du même titre. Ce rôle cinématographique, dans lequel elle interprète toute la trame sonore du film, lui vaudra de nombreuses nominations, notamment au Gala de l’ADISQ comme meilleure interprète féminine de l’année, ainsi que pour le meilleur album de l’année (La Bolduc). Il est à noter que le film La Bolduc, où elle incarne le rôle d’une grande tradition de la chanson québécoise, est nommé dans 11 catégories différentes au prochain Gala Québec Cinéma qui aura lieu le 2 juin prochain.

 

Polyvalente, énergique et adorée du public québécois, Debbie Lynch-White vient également de terminer la tournée de son premier spectacle musical Elle était une fois, où elle y interprétait de grandes chansons d’auteures féminines, en plus d’avoir publié un premier livre Faut que je te parle aux éditions Libre Expression à l’automne 2018.

 
 

Texte d’auteur – Simon Boulerice

 

 

Janine et autres traditions

Chaque année, le soir de mon anniversaire, mon cœur sursaute d’amour en écoutant tous les messages de Bonne fête! accumulés sur ma boîte vocale. J’efface tout, le sourire aux lèvres. Sauf un : celui de grand-maman Janine.

 

La voix de ma grand-mère, elle, est impossible à effacer. Hier, avec le cellulaire de mon chum, j’ai enregistré son message que je sauvegardais depuis près de deux mois. J’étais absolument incapable de m’en débarrasser. Ma grand-mère a 92 ans. Je sais bien que c’est l’un de ses derniers messages. Alors à la bonne franquette, j’ai filmé sa voix chevrotante. J’ai archivé sa déclaration d’amour dans les entrailles de mon iPhone, puis j’ai diffusé pour que tout le monde entende cette voix-là. Facebook, Twitter, Instagram : écoutez à quel point ma grand-mère a la voix la plus aimante au monde. J’ai éveillé une jalousie exceptionnelle. Parce qu’on a tous besoin de traditions pour s’enraciner dans la vie. Et que perdre la voix de sa grand-mère, c’est comme perdre une des quatre pattes de sa chaise. Tu ne tombes pas nécessairement, mais tu es bancal pour le reste des temps.

 

La voix de la grand-mère est sans doute au-dessus de toutes les listes de traditions réconfortantes. Devant tout ce qui nous enracine. Avec les manteaux su’l lit et les bottes dans l’bain. La grande tablée d’enfants qui mangent avant les adultes. Le jambon à l’érable, les pets de sœurs et les grands-pères dans le sirop dévorés par la marmaille heureuse. Jaser dans’ cuisine. La tarte au sucre et le sucre à la crème. Jaser dans’ cuisine. Les enfants qui vont finir la soirée ensevelis sous la pile de manteaux de fourrures des matantes et le Kanuk de mononcle Yves, dans le lit de grand-maman. Jaser dans’ cuisine. L’orange que maman pique de clous de girofle. Et la certitude que c’est, oui, des cous de girafes.

 

Se coller en pyjama contre son père pendant la soirée du hockey. Brailler devant le Ciné-cadeau et chialer sur le Bye-bye (mais l’écouter quand même le lendemain en reprise pour prolonger la joie). Le rituel du posage de lumières de Noël. La tête fromagée de matante Thérèse. Le ketchup aux fruits de mononcle Pierre. Finir la soirée à jaser dans la cuisine. Observer sa famille en dessous de la table, comme un castelet. Le premier théâtre familial. Un paysage de jambes, de voix, de rires.

 

Le Jos Louis oublié dans le fond de sa boîte à lunch, au retour de l’école, pendant le trajet en autobus jaune. Brûler ses cahiers d’exercice à la fin de l’année scolaire. Mais tressaillir de joie en préparant sa liste d’effets scolaires. L’épluchette de blé d’Inde au mois d’août. Tourner son épi (dans le sens horaire) dans un gros prisme de beurre. Puis admirer le creux créé par la succession d’épis qui sont passés par là.

 

La casquette des Expos, la casquette des Canadiens, la casquette des Régates de Valleyfield. Les feux de joie et les fromages en crottes qui font squi-squi. Les feux d’artifice qui font petow-petow. Les chansons à répondre avec Réal qui répond autre chose de plus grivois. La petite salade Saint-Hubert qui goûte le réconfort. La poutine à 3 heures du matin. Le patrimoine de chaises de patio blanches, dans la rue, reliées par une corde jaune et une feuille scotch-tapée avec le mot « Déménagement » écrit dessus. Charrier des meubles dans la canicule de juillet. Le legs de vaisselle précieuse dans le vaisselier. Et la pizza qui goûte la récompense.

 

Se réunir autour du feu. Ce besoin de consolation possible à rassasier avec les chansons, autour du feu. Heureux d’un printemps qui me chauffe la couenne. Débouler l’escalier en chantant du Paul Piché, gorlot, un soir de Fête nationale. Se reposer au soleil dans une chaise Adirondack. Se faire gaufrer les fesses sur une chaise en babiche.

 

Sentir la crème solaire au coconut et le chlore de piscine municipale. Essuyer son premier dégât de melon d’eau dans le cou de l’année. Aller chercher une slush au dépanneur. Avoir peur de geler du cerveau. Partir en roadtrip en Gaspésie pour avoir la paix et des homards. Baisser les vitres et aimer que le vent s’occupe de sa tête, brasse les idées et recoiffe à sa façon.

 

Caller des sets carrés. Caller l’original. Caller malade pour passer la journée avec ses enfants. Se fabriquer des costumes d’Halloween faits maison. Marcher sur la cadence de la monnaie dans la boîte Unicef martelant son sternum. Manger de la tire Sainte-Catherine en tentant de conserver le papier sulfurisé intact, comme quand on déballe un cadeau enveloppé de papier d’emballage scintillant. Aimer le mot « sulfurisé ». L’utiliser le plus de fois possible dans sa vie.

 

Souper aux chandelles pendant une panne d’Hydro. Se trouver un prétexte pour se faire aller le romantisme. Pelleter le balcon des voisins et se dire qu’on est canonisable. Se promener dans les bois en raquettes. Faire du ski une fin de semaine et arriver fièrement le lundi à l’école avec son sticker de skieur après l’zipper! Et attendre un mois avant de l’arracher.

 

Chanter Mon cher ami, c’est à ton tour, de te laisser parler d’amour… Du Vigneault dans le cœur et de la théâtralité dans les harmonies. Se souhaiter bonne fête au téléphone. Avoir l’oreille en compote et le cœur mou. Mais surtout : entendre sa grand-mère dire quelque chose comme : Je t’embrasse et je t’aime beaucoup, aurevoir Simon.

 

Moi aussi, Grand-maman.
Moi aussi.
Je t’archive au-dessus de tout le reste.

Biographie

Formé en écriture, en danse et en théâtre, Simon Boulerice est un touche-à-tout épanoui. Chroniqueur radio et télé, il navigue également entre le jeu, la mise en scène et l’écriture. Il écrit du théâtre, de la poésie et des romans, tant pour adultes que pour enfants. Parmi sa quarantaine de titres, il est l’auteur des célébres Simon a toujours aimé danser, Martine à la plage, Javotte, Edgar Paillettes, PIG, Les Garçons courent plus vite, Florence et Léon et L’Enfant mascara. Ses œuvres, traduites en sept langues, ont été nommées, notamment, au Gouverneur Général et aux Prix des libraires. À 37 ans, Simon Boulerice fait encore la split au moins une fois par jour.

Les partenaires de la Fête nationale 2019

 

Présentateurs

 

 
 

Partenaires nationaux

 

 
 

Partenaires régionaux