Estrie versus Cantons-de-l’Est – Sherbrooke appuie l’Estrie : un moment charnière

Estrie versus Cantons-de-l’Est – Sherbrooke appuie l’Estrie : un moment charnière

Sherbrooke, le mardi 8 mars 2022 – En cette Journée internationale des droit des femmes, un vote a été pris lors de la séance ordinaire du conseil municipal de Sherbrooke tenue ce soir, vote qui a vu les élu(e)s de la capitale régionale officialiser leur appui au maintien du vocable « Estrie » afin de désigner la région administrative 05. Aux yeux de la Société nationale de l’Estrie (SNE), il s’agit d’un moment charnière dans le débat en cours. Désormais, une plus large proportion de la population estrienne est représentée par des élu(e)s favorables au statu quo que celle représentée par des élu(e)s favorables au vocable « Cantons-de-l’Est ».

D’une pluralité favorable à l’Estrie

Ainsi, avec l’appui des élu(e)s de la MRC du Granit, de la MRC du Val Saint-François puis de la Ville de Sherbrooke, la désignation actuelle de la région de l’Estrie reçoit le soutien d’élu(e)s représentant plus de 45% de la population estrienne. Le vocable « Cantons-de-l’Est » est quant à lui soutenu par des élu(e)s représentant une moins grande proportion de la population estrienne, soit 41%. Le 13% restant correspond quant à lui à la population de la MRC de Brome-Missisquoi, dont les élu(e)s sont resté(e)s neutres face à ce débat (pour tous les détails, voir ce tableau).

« Bien entendu, toutes les citoyennes et tous les citoyens d’une MRC ou d’une ville n’ont pas nécessairement la même position que celle exprimée par leurs élu(e)s sur cet enjeu. Mais cela est vrai tant pour les territoires représentés par des élu(e)s favorables à l’Estrie que des territoires représentés par des élu(e)s favorables aux Cantons-de-l’Est. Et, surtout, ce vote confirme une tendance de plus en plus évidente: il n’y a aucun consensus clair permettant de procéder à un changement d’appellation régionale » lance Etienne-Alexis Boucher, président de la SNE.

De l’absence de consensus citoyen

En effet, malgré les prétentions des promoteurs du changement d’appellation régionale, qui affirment qu’une majorité citoyenne serait favorable à leur projet, il n’y a aucun consensus clair sur la question, un élément fondamental de la réflexion qui encadre normalement les désignations toponymiques. L’interprétation des porteurs du changement de nom a été basée sur les nombres suivants : la population estrienne serait favorable au changement de nom puisque dans le cadre des consultations publiques tenues par la Commission municipale du Québec, 269 citoyen(ne)s et organismes ont exprimé par écrit leur soutien au vocable « Cantons-de-l’Est » contre 156 ayant favorisé « Estrie », soit une différence de… 103 citoyen(ne)s, sur une population frôlant le demi-million d’individus. Or, non seulement cet échantillon est non représentatif de la population régionale, mais, de surcroît, il correspond à moins de 0,1% (0,0851%) de celle-ci.

« La SNE en appelle au ministre responsable de la région de l’Estrie, M. François Bonnardel : il est de plus en plus évident que ce débat ne mène nulle part, et doit prendre fin en prônant le statu quo. En effet, ce débat sème inutilement la division et empêche les organismes voués au développement de la région de se concentrer sur les véritables facteurs d’attractivité favorisant notre territoire, tels que nos créneaux d’excellence économiques et la qualité et l’accessibilité des services offerts à la population. Ajoutons à cela toutes les énergies – temps et argent – que seraient forcées d’investir des centaines d’organismes et d’entreprises de la région qui, par centaines, ont intégré « Estrie » à leur raison sociale », conclut M. Boucher.

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